JOG ECO MONCEAU J6

2 tours de piste autour du Parc Monceau n’auront pas suffi pour comprendre le paradoxe à la mode qui est “Bad news is Good news”.

Il faut bien reconnaître que ces formules a priori stupides ne peuvent venir que de nos cousins d’outre atlantique. Sont-elles d’ailleurs des formules stupides ou simplement des formules à l’emporte pièce pour gagner du temps donc de l’argent.  Un survol du contexte permet de mieux en comprendre le sens. Si le baromètre de l’économie n’est pas bon, les banques centrales vont trembler pour la croissance dont elles se sentent (à tort) responsables et – “n’écoutant que leur courage qui ne leur dit rien” – vont se garder d’intervenir. Cela signifie que les taux vont rester artificiellement bas (“quantitative easing“) et gonfler la valeur des actifs immobiliers et boursiers. C’est l’effet taux pour ainsi dire “l’effet dénominateur”. Les investisseurs s’en réjouissent…Bad news is Good news…

Sans chercher à généraliser on peut se demander si la croissance économique ne passe pas nécessairement par un choc, par une rupture, par une mauvaise nouvelle d’importance. L’histoire des 30 glorieuses qui succèdent au désastre de la deuxième guerre mondiale s’impose spontanément aux esprits. Une analyse plus fine montre que ce n’est pas tant le désastre qui a permis la croissance que le ressaisissement des citoyens qui se sont retroussés les manches pour construire l’avenir plutôt que de ressasser le passé. Plutôt que de patauger dans un malthusianisme démographique, économique et financier et dans le narcissisme des potions de rajeunissements payées à prix d’or, on ferait mieux de jouer sur le passage de relais aux jeunes générations qui elles sauront mieux que les élites vieillissantes construire le futur.

Place aux jeunes !

Dominique F. Pasquier / Gwenaëlle Pasquier