Mes vœux les meilleurs ou mes vœux les plus moyens pour 2017 ?

Il est d’usage de souhaiter ses meilleurs vœux à l’aube d’une nouvelle année…

L’usage ne comporte-t-il pas une part d’hypocrisie ? C’était la question d’un chroniqueur d’une radio certes périphérique qui plus est provinciale ! Le mérite de ce chroniqueur aura été de traiter cette question non seulement sous l’angle de l’humour – on retiendra ici le trait distinctif des radios périphériques provinciales – mais aussi sous l’angle de l’argumentation économique. L’idée sous-jacente de mon chroniqueur bien aimé est que l’on n’a rien sans rien, que l’on donne ici ce que l’on prend ailleurs, qu’un avantage donné à Pierre représente un avantage retiré à Paul. Toutes les actions, bonnes ou mauvaises, finiront par se perdre dans des médianes, des moyennes et même des moyennes lissées de courbes de consommation, de production, d’investissement, d’épargne, de FBCF (Sic ! Formation Brute de Capital Fixe).

Le tableau n’est certes pas très réjouissant. Mais les argumentaires des économistes le sont-ils ? L’économie s’enseigne prétentieusement comme science en quête de points d’équilibre pourtant introuvables, tel le Graal. On prétend à un rapport d’équilibre entre le consommateur des produits qu’il achète grâce à sa force de travail et le producteur qui les lui vend grâce à cette même force de travail. Karl Marx a suffisamment insisté sur le rapport d’exploitation de l’homme par l’homme qui en résulte ! On justifie le hold-up de l’Etat sur nos économies en échange de services soit disant publics qu’ils nous rendrait… Guère crédible tout ça. La liste des transactions affichées de façon mensongère comme “équilibrées” par les économistes qui s’en gargarisent est longue. Mais l’antienne reste la même : Donnant, donnant, sinon rien !

Les diafoirus de l’économie n’étant pas insensibles aux coups de blues – en témoignent les analyses catastrophistes qu’il produisent en ce moment sur l’état de notre monde – on ne peut que leur recommander la thérapie de l’Évangile, seul recueil de pensées qui fasse foi … y compris en matière économique. Prenons par exemple la lecture du dimanche 8 janvier sur les mages qui – au passage – n’ont jamais été rois et n’ont jamais cherché à l’être. Ces astrologues (c’était des astrologues) pétris de la parole de Dieu (Isaïe) étaient à la quête d’une étoile pour les diriger vers le vrai roi (Jésus). Ils ont trouvé cette étoile. Ils l’ont suivie. Ils se sont prosternés devant leur nouveau roi avant de s’en retourner avec rien de matériel en poche mais une immense joie au cœur…

La gratuité, c’est peut-être aussi ça l’économie du futur…

Dominique F. Pasquier