… il en restera toujours quelque chose…
C’est un peu le bain économique du moment dans lequel on a parfois l’impression de patauger. Il faut revendiquer pour se faire entendre.
Les lobbys se manifestent discrètement ou au contraire bruyamment via des médias et des “prescripteurs” ralliés (ou achetés?) à leur cause pour pousser toujours plus loin leur avantage : fibre santé pour les labos, fibre sécurité pour les constructeurs, fibre éthique ou – pire – déontologique pour les intérêts recroquevillés sur des corporations de santé, de droit, de comptabilité, de finance…
Le front de la demande n’est pas inactif non plus. Sans les manifestation syndicales et sociales, la bataille des congés payés, des 35 heures, des RTT, n’aurait pas été gagnée.
Les deux fronts trouvent d’ailleurs parfois des terrains d’entente en matière de revendication : l’offre et la demande dite de santé sur le terrain un peu glissant du “droit à la dignité” de la personne, la protection de l’offre de produits d’entreprises pas compétitives et le maintien de l’emploi dans ces mêmes entreprises pas compétitives.
Ces listes sont loin d’être exhaustives et ont en commun de faire donner de la voix pour obtenir ou conserver un avantage qu’une main plus ou moins invisible cherche à vous enlever ou à ne pas vous donner.
Faire donner de la voix n’est d’ailleurs pas sans résonance évangélique. Dans Luc 18, 35-43, si l’aveugle n’avait pas crié son désespoir jusqu’au point de se faire rabrouer par un entourage agacé, il n’aurait pas été entendu par Jésus qui ne lui aurait pas rendu la vue. Ceci dit, la cause de l’aveugle était juste et sa foi envers Jésus totale. Les deux critères de Foi et de Légitimité se trouvaient réunis pour revendiquer une cause juste !
Oui aux revendications justes et sûres d’être justes !
Dominique F. Pasquier