La charité selon François 1 de Rome se définit-elle comme l’humanisme selon François 3 de Paris ?
La réponse à cette question est à chercher du coté de François 1 et de François 3. Rien n’interdit néanmoins à un économiste de spéculer sur la réponse qu’ils peuvent faire ensemble ou séparément. En cette année de “Miséricorde”, il est probable que François 1 mettra en avant la Charité comme valeur suprême de renoncement de soi-même pour se mettre au service de l’autre. C’est sans doute ce qu’il faut retenir du message relatif au réfugié à qui il faut abandonner un peu de ses prérogatives de confort, de richesse et de valeur.
François 3 ne démentirait sans doute pas cette généreuse attitude pour autant qu’elle se conjugue avec les principes de laïcité. Revendiqués plus qu’expliqués, les principes de laïcité rejettent toute influence qui ne serait pas frappée au coin de la rationalité. L’intelligence humaine qui tient lieu de spiritualité n’empêche pas de belles initiatives comme celle du camp de réfugiés à Paris. Elle postule en même temps que l’homme est naturellement bon et qu’il est naturellement enclin à faire de belles choses. Péché d’orgueil? François 3 pourrait peut-être s’assurer qu’il n’en n’est rien auprès de François 1.
Le confessionnal de Rome est ouvert 24/24.
Dominique F. Pasquier