Les deux termes ne s’accordent pas spontanément.
Le premier est préférable au second. Comme le dit si bien Hubert Védrines, le mouvement vers l’écologie s’inscrit dans la durée comme nécessité vitale pour le bien-être des générations à venir. De même que l’industrialisation s’est imposée comme le modèle de développement économique d’aujourd’hui, l’écologisation doit s’imposer comme le modèle de développement économique pour demain.
Nécessité fait loi. Sans les mesures de sobriété qu’exige l’équilibre de la planète, on peut s’attendre à des lendemains qui déchantent. Mais nécessité ne fera pas loi sans évolution des modes de pensée et de consommation du plus grand nombre. Évolution qui ne signifie pas révolution. Les révolutions (révolution industrielle, révolution communiste d’URSS et de Chine) n’ont pas vraiment fait bon ménage avec l’écologie.
Non à l’écologisme, oui à l’écologisation !
Dominique F. Pasquier