La richesse d’une nation dépend des services payants.
L’économie des services fait l’essentiel de la richesse de pays développés comme la France. On préfère ne pas imaginer l’impact sur les comptes de la nation des services payants s’ils se mettaient à devenir gratuits ! Les statistiques sont de ce point de vue un peu trompeuses. La maman ou le papa qui s’occupent de la vie matérielle de leurs enfants ne produisent pas de valeur économique. S’ils choisissent de sous traiter ces tâches à une crèche ou à un(e) auxiliaire de vie, ils permettent un accroissement du produit intérieur brut.
La gratuité ne fait plus recette sauf quand elle est l’apanage des mécènes dont on peut d’ailleurs se demander si l’esprit de générosité n’est pas proportionné à la notoriété et à l’image qui vont conditionner leur richesse pour demain. Contrairement à ce qui a pu se dire, le bruit fait parfois du bien à celui qui le provoque même si le bien est censé ne pas faire de bruit. Il est temps que les économistes se penchent sérieusement sur la raison d’être du service gratuit et discret. Ils pourraient par exemple puiser leur inspiration dans les Écritures.
L’évangile de Jésus Christ aime la gratuité si elle est discrète.
Dominique F. Pasquier