Un rebond sans rebond peut-il succéder à une reprise sans reprise ?
Les économies occidentales inquiètent. Pour un retour à la croissance attendu depuis 2008, on est dans le meilleurs des cas en Europe du Sud à 0%, et la déception règne s’agissant du dynamisme en Amérique du Nord.
Les rares pays supposés être en croissance (Allemagne, Royaume Uni) affichent péniblement des scores compris entre 1% et 2%.
Les apôtres des cycles économiques risquent d’y perdre leur latin à moins qu’ils n’envisagent le pire en anticipant une nouvelle phase baissière du cycle succédant à 5 ans de stagnation.
Quitte à prendre le risque de ne jamais figurer parmi les « nobélisables » de l’économie, on ne peut que suggérer de sortir des sentiers battus et considérer que l’accumulation de dette (publique et privée) agit comme éteignoir.
La situation de l’immobilier au Royaume Uni nous donne un exemple.
L’envolée des prix des résidences dans le sud est de l’Ile ne semble pas maîtrisable.
Les accusateurs ne manqueront pas de pointer du doigt les “fuyards” de France et de Russie en quête de “refuge” à Londres…
Mais ne devraient-ils pas incriminer aussi le retour à une une offre de crédit pléthorique de la part de banques abreuvées des prodigalités de leur Banque Centrale ?
On pourrait au moins espérer que cet illusoire apport de richesse stimule le secteur de la construction de logements.
Il n’en est rien.
Désespérant !
Dominique F. Pasquier