Information économique ou économie de l’information?

L’information économique devenant un tel enjeu pour l’économie elle-même, la question ne mérite-t-elle pas d’être posée?

“The Economist” célébrait dans sa parution de la semaine dernière la vigueur retrouvée de l’économie espagnole.

Après « enquête » sur les motivations de “The Economist”, on comprend que le “renouveau” est à chercher dans le comportement à l’export des quelques 5000 entreprises de taille intermédiaire qui tirent ainsi la croissance du pays.

Si on « lit en creux », on devine que la consommation intérieure est au mieux stagnante ce qui n’a rien d’étonnant dans un pays affichant un taux de chômage de 25%.

On ne s’alarme pas du niveau d’endettement privé.

On ne s’alarme pas non plus du stock des dettes de l’État, plus de 100% du PIB pourtant cette année.

A l’inverse de l’hirondelle… le simple indicateur de balance commerciale excédentaire semble avoir suffit pour y “faire le printemps” espagnol de la reprise.

Comparons avec la France pays que le même « The Economist » prend soin de parer de tout les vices de l’antilibéralisme… inutile d’énumérer des poncifs qui ont la vie si dure que même les médias des élites françaises les reprennent en chœur sans la moindre once d’esprit critique.

La France a certes une dette privée importante… mais moins que l’Espagne.

La France a certes une dette d’État importante… mais moins que l’Espagne.

Que faut-il en penser ?

Que, loin d’être des « doux » rêveurs, les auteurs de la théorie des signaux savent de quoi se compose l’économie institutionnelle…

… de beaucoup de vent.

Dominique F. Pasquier