Qui n’a pas stigmatisé “l’argent qui dort” ?
Il n’est ni normal ni moral de laisser l’argent en marge de projets qui feront la richesse et l’emploi de demain.
Un coup de projecteur économique n’est pas inutile non plus pour apporter un peu de profondeur à l’espace des penseurs du bien-être pour tous.
Les capitaux des actionnaires iront vers les projets des travailleurs si les actionnaires reçoivent en retour une récompense sous forme de dividendes.
Dénoncer la rémunération de l’actionnaire risque d’accélérer la disparition de l’outil de travail.
Les moralistes qui savent se parer de toutes les vertus de la bienpensance risquent à leur tour de se transformer en fossoyeurs des intérêts qu’ils mettent tant d’énergie à défendre.
Il reste donc à chercher du coté des tenants de la finance internationale la clef de l’énigme.
Privés du soutien des actionnaires, les projets vont chercher refuge chez les prêteurs lesquels viennent d’ailleurs du même monde.
La montagne de dette se trouvant ainsi créée à l’échelle de la planète, il reste à mettre tout en œuvre pour éviter que son coût ne vienne compromettre la capacité de remboursement de l’emprunteur.
Le “quantitative easing” fabrique ainsi des taux si bas que les porteurs de projets finissent par obtenir des refinancements quasi gratuits.
Du moins pour le moment…
Dominique F. Pasquier