Question pour commentateurs d’actualité boursière.
Avons nous raison d’avoir peur ou avons-nous peur d’avoir peur ? Les vibrations boursières de ces dernières journées résument bien les choses. Elles mettent une fois de plus en échec les théories de la finance pure et parfaite où l’information est supposée se diffuser gentiment et de façon continue jusque dans les moindres recoins du jeu de l’investissement boursier.
Qui peut ainsi faire bouger les marchés financiers de façon aussi peu harmonieuse ? Pour une fois, difficile d’accuser les banques qui en sont les premières victimes. Et si c’était le régulateur lui-même avec ses manies de conformité et de (fausses) bonnes pratiques qui entravent l’accès direct à l’information au nom de la protection des intérêts du public supposé “non qualifié” !
Une autre théorie de la finance semble trouver son illustration dans la gestion pour compte de tiers de l’épargne publique. C’est la théorie des mandats, de l’agence et des signaux, que la gestion collective applique sans doute à l’insu de son plein gré.
Peut-on vraiment placer l’argent du public qui vous a fait confiance dans des supports indexés sur l’or noir qui dévisse? Peut-on placer l’argent du public qui vous a fait confiance dans des valeurs dont le rating a été mis sous surveillance au nom de la simple appartenance sectorielle, le pétrole par exemple ? Et peut-on reprocher aux agences de rating de mettre sous surveillance avec implication négative des entreprises relevant d’un secteur sur lequel les “initiés médiatico-économico-financiers” choisissent de douter par mimétisme réciproque ?
Principe de précaution pas forcément optimal.
Dominique F. Pasquier