Au fait la valeur ajoutée, c’est quoi ?
La question mérite d’être posée. Les débutants en analyse financière apprennent que la valeur ajoutée des entreprises s’obtient en défalquant de leurs recettes leurs consommations intermédiaires mais pas leurs frais de personnel. Les débutants en économie découvre que le Produit intérieur brut d’un pays est la somme des valeurs ajoutées des agents économiques de ce pays.
Comme si le gros fleuve des 2000 milliards du PIB Français résultait de l’addition des débits d’autant de petites rivières qu’il y a d’entreprises en France. La belle histoire se poursuit avec l’utilisation de cette somme des valeurs ajoutées pour payer les frais de personnel, pour payer les investissements et même pour dégager une petite épargne pour la soif de demain… et même pour payer les impôts et… même pour payer les frais financiers.
Les impôts sait-on où ils vont ? Principalement en salaires et en charges sociales pour les fonctionnaires. Et comment la comptabilité publique recycle-t-elle les frais de personnels et les charges sociales des fonctionnaires ? Comme surcroît de valeur ajoutée. Les frais financiers ? Idem.
Il y a donc un petit problème et beaucoup de discrétion dans la statistique publique pour en donner la mesure.