Donnons au peuple l’accès à l’information financière.
Le travail a déjà été fait s’agissant de l’information tout court. On sonde, on twitte, on gazouille sur les réseaux sociaux et les médias sont bien obligés de se faire une raison. Le peuple peut non seulement voter ou siéger dans les jury des tribunaux. Il peut aussi parler, communiquer, se faire entendre.
Curieusement, l’information financière semble bien protégée de ces “mouvements de foule”. Apanage d’initiés constitués en clubs, associations, corporations, elle ne se livre au grand public que par experts interposés. Les Autorités de tutelle des marchés financiers et bousiers veillent au grain. Au nom-même de la “préservation des intérêts du public”, elles nourrissent le statut quo, institutionnalisent les accès réservés aux investisseurs qualifiés et privent ainsi le public d’un accès direct à l’information financière à laquelle il a pourtant droit.
On savait les administrations et les entreprises fort peu démocratiques avec leurs salariés. Le sont-elle beaucoup plus avec leur actionnaires particuliers ?
On peut en douter.
Dominique F. Pasquier