A l’heure du dévissage des bourses, l’économie sociale et solidaire reprend ses droits …
Un peu trahie par les porte étendards institutionnels des valeurs de gauche, la solidarité réapparait mais cette fois-ci dans les rangs des capitalistes. Il est vrai que l’appauvrissement pousse à s’unir. On oublie aussi un peu vite que le Manisfeste du Parti Communiste n’aurait pas vu le jour sans le soutien financier de puissants mécènes capitalistes au 19ème siècle.
Communisme signifie-t-il pour autant partage ? La réponse est non. Pour qu’il y ait partage encore faut-il avoir matière à partager et que cette matière puisse se renouveler. Le communisme voulant la dépossession complète des possédants, une fois dépossédés, ces possédants ne pourront plus reconstituer ce surplus de richesse dont ils auront besoin pour partager à nouveau. De ce point de vue Bill Gates a quelques longueurs d’avance sur Engels ou Marx.
Mais la vraie référence n’est-elle pas Jésus lui-même ? Sa bonne parole a traversé des siècles et même deux millénaires sans prendre une ride. Lisons par exemple dans Luc 19 l’histoire d’un Zachée chef de collecteurs d’impôts dont l’étendue des richesses est un peu douteuse. Ce brave Zachée se rachète un brevet de bonne conduite ou de conformité comme on dirait aujourd’hui en décidant de donner aux pauvres la moitié de ses biens. Il en conserve quand même l’autre moitié laquelle va lui rapporter des revenus dont il pourra à nouveau partager la moitié du surplus. Le voici engagé dans un beau cercle vertueux.
Non au communisme, oui à Jésus !
Dominique F. Pasquier