“B. R. C” plutôt que laid, pauvre et mal aimé ?
Cette croyance très largement partagée est en réalité une fausse croyance. En tout cas si l’on se fie à la théorie économique. Les équations économiques reposent en effet sur le croisement d’une demande et d’une offre. Sans anticipation sur la demande et sur l’offre, il n’y a plus matière à croiser quoi que ce soit. Or si l’on est déjà beau riche et aimé, que reste-t-il à anticiper de la vie ?
Il est peu probable que les candidats soient très nombreux pour tenter l’expérience du passage de la richesse à la pauvreté et du passage de l’amour au désamour. Mais si dans notre univers il y a toujours un plus petit que soi, il y a aussi un plus grand que soi. Ce propos se dépouille de sa banalité s’il reçoit, là encore, un contenu d’économiste. Par exemple sous la forme de la verbalisation d’une attente vers un “lendemain meilleur”. Sachant que la matérialisation de cette attente va passer par des efforts et des sacrifices en stricte conformité avec l’autre équation chère aux économistes, l’équation “coûts avantages”.
Avec les économistes, souffrons donc pour nous sentir plus “B. R. C.”
Dominique F. Pasquier