Le Grand Dérangement

Dans les esprits des élites, peut-être.

La réticence des décisionnaires politiques, des décisionnaires d’entreprise et des décisionnaires syndicaux à consulter leur base de légitimité en dit long sur le hiatus entre le citoyen d’en haut et le citoyen d’en bas. Le mépris du suffrage populaire est inquiétant pour la démocratie. Le combat contre les relents populistes suggère d’autres approches plus pédagogiques et surtout plus respectueuses que le matraquage verbal de médias totalement démonétisés. Plutôt que d’appliquer d’emblée la politique du sarcophage, les élites seraient mieux inspirées de dialoguer avec le citoyen d’en bas et de cesser de lui imposer une pensée formatée.

Le naufrage de la cause européenne est un bel exemple d’un idéal que les élites autoproclamées ont réussi à pervertir. La 2ème guerre mondiale qui, avant d’être mondiale, avait été européenne avait bien montré le risque de laisser le gouvernail à des idéologies de domination totalitaires. La libération de l’Europe lui a donné la chance de se remettre – momentanément – sur ses rails et au diapason des valeurs  chrétiennes dont découlent son identité plus que millénaire. Une normalisation décérébrée motorisée par une inféodation au diktat américain du protectionnisme pour soi et du libre échangisme pour les autres auront achevé de défaire le beau projet. A l’approche du 9 Mai, réveillons l’Europe.

La vraie Europe !

Dominique F. Pasquier