Vertu que François (de Rome) célébrerait au nom de l’Évangile.
Mais quittons les rives du Tibre et rapprochons-nous des rives de la Seine. La vertu de l’abstinence ne désigne pas seulement les principes de morale sexuelle mais aussi les principes de morale en matière de finance et surtout en matière de finance publique. Lancée dans une folle course poursuite, la France est malheureusement en passe de franchir la première place du podium des pays pratiquant les prélèvements obligatoires les plus élevés.
Les prélèvements obligatoires n’intéressent pas grand monde. L’impôt, si ! Or c’est la même chose à ceci près que les prélèvements obligatoires représentent une sorte de hold-up légal sur 47% du produit intérieur brut qui se trouve “recyclé” en dépense publique. Le chiffre est si impressionnant que l’on s’en trouve comme anesthésié au point de renoncer à tout esprit critique sur la raison d’être de cette dépense publique. Un pays déjà doté de toutes les infrastructures nécessaires de transport, d’énergie, de communication, de santé, d’éducation et de défense a-t-il besoin d’autant d’argent pour ses dépenses courantes ?
Plus que jamais, l’abstinence devient vertu en finance publique.
Dominique F. Pasquier
Je suis pas tout à fait d’accord avec toi étant donné qu’une grande partie de ces prélèvements est reversée dans le cadre de la solidarité nationale ce qui peut soulever certaines problématiques mais pas celle de l’abstinence. Il est de toute façon toujours important d’aller farfouiller derrière ces gros chiffres du genre 48% du PIB pour voir ce qui s’y cache. Et puis les fonctionnaires de l’État français ont bien besoin de casser la croûte comme nous autres ‘prelevables’.. Il y en a même certains qui sont très compétents et qui méritent largement leur salaire. Je pense que tout le monde pourra témoigner de l’efficacité de service que l’on appelle communément…
… service des impôts !