Jean de la Fontaine mérite le Panthéon des économistes.
Sa fable de la cigale et de la fourmi illustre bien la demande incarnée par le comportement de la cigale opposée à l’offre incarnée par la fourmi pas très prêteuse. Le problème est que la première refusant de rencontrer la seconde, il n’y a pas de transaction possible donc pas de relance économique. La demande crève de faim et l’offre s’assoit sur une épargne devenue inutile. Mais la fable ne s’arrête pas là. Elle parle aussi de la fourmi pas prêteuse suggérant que seul le prêt peut faciliter la rencontre entre offre et demande.
Le banquier s’en trouverait-il réhabilité ? A y regarder de prêt il n’est pas impossible que la fourmi aurait accepté de prêter à un tiers de confiance lequel aurait répercuté le prêt sur la cigale qui aurait pu chanté tout l’hiver. Saisit-on à quel point la banque peut être utile ? Grâce à elle la fourmi aurait abandonné en toute confiance une partie de son épargne et permis le redémarrage de la consommation et la relance de l’économie. Parfait schéma “keynésien” ! Encore faut il que la banque soit de confiance ou mieux encore que la banque inspire confiance.
Ce n’est pas tout à fait la même chose.
Dominique F. Pasquier