Bad Performing

Ou “Non Performing”

L’usage abusif des subtilités anglo-saxonnes pour rendre compte d’une dérive financière ou boursière suscite un léger énervement chez les latins a fortiori s’ils se réclament du cartésianisme. Les banques italiennes inquiètent la communauté financière sans que l’on sache bien si l’inquiétude est subite ou si elle date de bien avant. Les banques italiennes ne se porteraient pas très bien en raison d’un encours de prêts de qualité médiocre.

On se demande donc si ces prêts n’ont pas déjà franchi le Rubicon passant de la catégorie “Bad Performing” à la catégorie “Non Performing“. Pour les anglo-saxons il s’agit d’une “nuance de communication tout en nuances“. Pour le reste du monde motorisé par une logique cartésienne, un prêt qui paye ses intérêts et qui rembourse ses échéances est un prêt “normal” même si le débiteur est un peu faible. Le problème est que la logique cartésienne pèse peu face à la logique anglo-saxonne dès que le sujet débarque dans les salles de marché de Londres. Conséquence : les banques françaises dévissent (elles-aussi) en bourse. Elles ne sont pourtant ni italiennes ni anglo-saxonnes et elles ne sont même pas soupçonnables de détenir des stocks anormaux de prêts à problème.

Adam (Smith) il est temps que tu nous montres ta main invisible !

Dominique F. Pasquier