La vérité est-elle vertu en économie ?
A l’heure où l’art de communiquer se substitue à l’information, à l’heure où le politiquement correct s’érige en gardien de la vertu du consommateur des productions médiatiques, la vérité devient vérité très relative. Dans le monde financier qui cultive depuis si longtemps les apports de la théorie des signaux, la vérité est devenue un concept si virtuel qu’il finit par s’opposer à la notion même de “transparence” dont se nourrissent les “RCC” (Risque, Contrôle, Conformité) des banques.
On peut donc se demander si l’économie n’est pas le refuge ultime de la vérité. Même si les statisticiens qui alimentent leurs calculs ont allègrement franchi le Rubicon de la “transparence” (comprendre de la “non vérité“), les économistes ont, eux, à rendre compte de “l’état du monde“, à l’aide de formules visant à croiser l’offre avec la demande de biens et de services. L’équilibre entre les deux exprime, que l’on veuille ou non, une vérité tangible.
Voici au moins une vérité qui ne sera pas perdue pour tout le monde.
Dominique F. Pasquier