Figure sans doute ignorée par l’écrasante majorité des Français.
L’intérêt pour l’histoire de notre voisin d’Outre-Rhin n’allant guère au delà d’une collection de clichés, il est logique que Sophie Scholl ne soit pas très connue ici. Cette très jeune femme condamnée à mort et exécutée pour avoir défendue la liberté d’opinion dans le cadre du mouvement de la Rose Blanche incarne cette héroïque résistance allemande au nazisme laquelle avait commencé par l’expression de paroles de vérité.
En ces temps tourmentés par les soubresauts politiques et aussi économiques, les porteurs de parole de vérité se retiennent, sans doute par peur de franchir un mur de la bien pensance et du politiquement correct si bien cadenassé pas les institutionnels du contrôle des opinions. Le risque à “parler vrai” est quand même aujourd’hui négligeable au regard de se que pouvaient encourir Sophie Scholl et son frère Hans ainsi que beaucoup de ces allemands jeunes et moins jeunes dont Hans Fallada avait fait les héros de son roman “Jeder stirbt fur sich allein“. On s’étonne par contraste de la timidité et du conformisme de nos esprits contemporains dont les jours ne sont quand même pas menacés !
Tirons les enseignements de “Jeder stibt fur sich allein” !
Dominique F. Pasquier