Mercredi 14 septembre 2016 : un quart de tour de piste autour du Parc Monceau en plus du tour habituel aura été nécessaire pour débattre de l’important sujet…
To Bourse or Not To Bourse ?
Question shakespearienne en effet quand on voit de belles valeurs du CAC 40 (ou du DAX ) se trainer lamentablement en Bourse alors que la profitabilité des groupes qui les ont émises permettent des rendements annuels de ces valeurs autour de 8%. Le taux des emprunts dits “sans risque” – emprunt d’Etat par exemple – font pale figure sur l’échelle de comparaison des taux de rendements.
La réponse – très shakespearienne – est la psychologie des investisseurs. Quand les investisseurs se font spéculateurs, ils s’expriment non seulement avec leur intelligence mais aussi avec leurs tripes et, le plus souvent, la peur au ventre. Or la peur est plutôt mauvaise conseillère. Il est vrai qu’une action est ballotée par des paramètres si nombreux qu’ils en deviennent complexes : les cours du pétrole, les soubresauts économiques, le risque réglementaire, l’influence des devises des zones monétaires où beaucoup d’entre eux sont implantées, sans sous estimer leur gouvernance souvent opaque et médiocre. Mais les emprunts d’Etat méritent-ils pour autant de tant de confiance. Même si les Etats sont réputés solvables par les Agences de rating, lesquelles n’expriment d’ailleurs pas la vérité de ce qu’il faut comprendre par “solvabilité”, ils sont eux même sous pression des taux d’intérêt quand ils ne les manipulent pas eux même. On ne peut donc que recommander aux investisseurs de rester…
Lucides et décomplexés
Dominique F. Pasquier