Confiance

La confiance était déjà une vertu très prisée par les grecs anciens. Sans confiance le monde des affaires ne peut plus “tourner”. Les banques vont s’arrêter de faire crédit si elle n’ont plus confiance. Les fournisseurs vont s’arrêter de livrer leur client s’ils n’ont plus confiance. Innombrables sont les services qui cesseront d’être rendus si la confiance s’évapore. Même les marchés financiers dont les acteurs ne sont pas pourtant pas toujours des modèles de vertu vont s’enrayer si la la confiance disparaît. Bref, on l’aura compris, la confiance ça se mérite et c’est vital.

Mais on retient plus de la confiance une vertu de celui qui l’inspire qu’une vertu de celui qui la reçoit. C’est bien dommage car l’Évangile – décidément une source inépuisable y compris en matière de méditation – place aussi cette vertu dans le camp de celui qui la reçoit comme un cadeau … ou plutôt de celle qui la reçoit. Lisons plutôt le passage dans Luc 1, 26-38 : après avoir entendu un message incroyable qui devait bouleverser toute sa vie, Marie – maman de Jésus – se limite à dire “voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole”.

Belle preuve de confiance, non ?

Dominique F. Pasquier