Prêteur ou Capitaliste ?

Si l’on s’amusait à tenir la statistique du nombre d’entreprises suivies selon le statut de leurs partenaires financiers, on serait surpris du contraste entre sociétés de capital investissement et banques où les responsables de clientèle travaillent en moyenne pour beaucoup plus de clients.

Est-ce à dire que l’argent mérite moins d’attention sous la forme de crédit que sous la forme d’intervention en capital ?

La première réaction qui serait de s’en indigner n’est sans doute pas la bonne. En effet, si le capital d’une entreprise représente le coussin de protection du prêteur, l’apporteur de fonds propres n’a, pour protéger son risque, rien d’autre que la qualité de son expertise sur la robustesse juridique et économique de l’entreprise cible.

Il est d’ailleurs probable que le prêteur ne sera pas insensible non plus aux efforts déployés par l’autre partenaire financier car la qualité de son risque en dépend aussi.

Pour paraphraser une publicité restée dans les mémoires bien que datant de … 1975, on se trouve bien ici dans la stratégie de «Votre argent m’intéresse, donnant, donnant » …

Dominique F Pasquier