Cette étrange injonction lancée par Socrate ne trouverait-elle pas une “cure de rajeunissement” dans les conseils à prodiguer à la communauté financière ?
Dans la période de doute sur le crédit et sur son bien fondé, les regards se tournent spontanément vers les emprunteurs dont les plus endettés sont souvent soupçonnés d’être un peu “fauteurs de troubles”.
Les torts ne sont ils pas au contraire à partager entre emprunteurs qui s’endettent exagérément et prêteurs qui leur font trop confiance ?
L’avantage du “Connais-toi toi-même” est de mettre “dos à dos” les premiers et les seconds.
Au nom de l’intelligence, elle préserve les premiers contre les projets chimériques qui finissent par détruire les moyens financiers mis à leur disposition par les seconds.
Au nom de la morale, elle invite les seconds à plus de modestie dans leur propre compréhension d’un objet de financement et à plus de mesure dans l’allocation des moyens pour le financer.
Au nom de la communication, elle pousse les deux à une meilleure lecture des termes qui relie leur intérêt mutuel.
Pour paraphraser Talleyrand, « si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant »…
Dominique F Pasquier