Un chroniqueur économique se désolait cette semaine de l’absence de dynamisme des investissements alors que les taux d’intérêt n’auraient jamais été aussi bas pour les entreprises.
Même si elle est sujette à caution, une telle déclaration aura au moins eu le mérite de poser ouvertement la question de la relation entre dette et développement économique.
L’argent facile est il facteur de croissance ?
L’argent facile n’est-il pas au contraire la bien involontaire conséquence d’une croissance mal maîtrisée ?
L’accumulation de dette fabriquée par les économies occidentales au cours de la décennie aurait dû provoquer un sursaut sur les taux.
Or il n’y a pas eu de sursaut.
Le point de non retour ayant sans doute été dépassé, les autorités monétaires ont préféré renouer avec la technique de la planche à billets – « quantitative easing » – libérant ainsi des masses d’argent facile.
Peut-être le pire aura-t-il été évité mais la croissance n’est pas encore au rendez vous pour autant.
Difficile d’établir une relation entre dette et croissance.
MM. Modigliani et Miller ne s’y sont pas trompés : sans financement risqué, pas de croissance…
Dominique F. Pasquier