Etat Entreprises, Ami-Ennemies ou Ami-Amies?

La brève de BRCSAS du 21 février s’intéressait aux liens entre intérêts privés et intérêt public. The Economist dédie son Special Report du 22 février aux relations entre Etat et entreprises…

Alors, Ami Ennemies ou Ami Amies ?

Le sauvetage forcé du secteur bancaire en 2009 et 2010 aux frais du contribuable procède sans discussion possible d’une relation Ami-Ennemies.

Le luxe d’égards du gouvernement français pour les chefs d’entreprises étrangers révèle au contraire un comportement Ami-Amies.

Si les États font reposer leur croissance économique sur les grands groupes internationaux, la voie est grande ouverte pour la formation de monopoles privés, ce à quoi tendent les stratégies de croissance de ces groupes.

La doctrine gaulliste en avait pris la mesure préférant mettre les infrastructures, l’éducation et la réglementation au profit des grandes entreprises publiques pour mieux tirer la croissance de l’économie du pays.

L’alternative qui est de donner beaucoup (trop) de latitude aux grands groupes encourt le risque de les laisser opposer au gouvernement de la République leur propre “gouvernance” d’entreprise inféodant la réglementation publique aux intérêts d’un corporatisme dominateur.

Pendant ce temps, le contribuable paye la note et les petites entreprises subissent le diktat réglementaire des lobbys.

Dura lex…

Dominique F. Pasquier