N’est-ce pas ce qu’il faut retenir des facéties de notre actualité économique ?
Réveillons le souvenir d’une frayeur pas si ancienne … et pourtant oubliée.
Quel économiste n’aura-t-il pas, dans les années 2007 et 2008, prédit le “mur du LBO” pour 2013, mur supposé infranchissable!
Emmenés par l’argent facile et le besoin de faire du “levier”, les fonds spécialisés dans le financement des acquisitions d’entreprise par de la dette (d’où “LBO”) avaient en effet reçu en 2004 et 2005 le puissant soutien des banques pour les accompagner au delà du raisonnable avec ce type de financement.
Ces “LBO” étaient “si clonés” en termes de condition, de maturité et d’échéance de remboursement – tous remboursables en une seule fois au bout de 7 ou 8 ans ! – que l’on pouvait logiquement s’attendre à ce que les choses ne tournent pas bien pour tout le monde … en 2013.
Les choses ont plutôt bien tourné… La crise du sub-prime, le déficit budgétaire, la crise de la Grèce … ont mis les autorités monétaires au pied du mur : pratiquer une fois et encore l’argent facile pour éviter à tout prix l’envol des taux d’intérêt et l’étranglement des budgets des Etats impécunieux.
Évidemment… cela a un tout petit peu aidé … au refinancement d’autres dettes, par exemple au refinancement des dettes de financement d’acquisition LBO.
C’est un peu comme si on avait joué à “Pile” ou “Face” avec “Face” pour le subprime, “Face” pour les “déficits publics”, “Face“pour la dette des Etats et collectivités locales avant d’obtenir “Pile” pour les refinancements de dette !
Et demain, “Pile” ou “Face” ?
Dominique F. Pasquier