Modéliser le futur…

… à défaut de pouvoir le prédire ?

Les politiques, les économistes, les managers et l’homme de la rue n’en finissent pas d’être en butte avec des situations  bien complexes.

S’il en allait autrement on se demande si cela n’attirerait pas le soupçon voire l’opprobre sur eux.

Faute d’oser les arbitrages qui dérangent, on s’attarde ainsi sur tant de dysfonctionnements supposés être cause de tout le mal ambiant.

Comme il y a beaucoup de dysfonctionnements et pas seulement dans la fonction publique, on décrète que le monde est bien complexe et qu’il convient de le modéliser avec des scénarios suffisamment élaborés pour ne surtout pas faire douter de la complexité de notre environnement.

Les modèles prolifèrent ainsi dans tous les domaines avec des succès de prédiction pourtant discutables.

On notera par exemple les très “inattendus” dérapages des finances publiques.

On notera aussi les faramineux dépassements de budget de la plupart des grands travaux.

Et ce qui est vrai à grande échelle ne l’est pas moins dans le quotidien de nos factures que l’on trouve bien salées parfois au regard des devis qui nous ont été présentés.

Comme si l’exercice de modélisation dispensait son auteur de se tenir responsable de l’impact financier de son travail.

Sans remettre en cause la vertu de cet exercice on préférerait le réserver à des experts eux-mêmes vertueux.

Après tout des modèles économiques comme celui de Keynes ont bien fonctionné.

Il n’était pas si compliqué et avait la particularité d’être bien compris.

La vertu, c’est aussi ça!

Dominique F. Pasquier