Beaucoup trop …

Pour une seule assiette ?

C’est une question pour banques centrales dont la rude de tâche est à la fois de surveiller l’inflation, protéger le système bancaire et financier auprès duquel elles agissent comme prêteur en dernier recours et comme soutien des valeurs boursières. Un récente étude démontre que les accès de sévérité de la banque centrale des USA (la “Fed”) réduisent à 2,3% le taux de croissance annuel des valeurs boursières. A l’inverse ses phases de laxisme – que l’on se souvienne des “Greenspanomics” – le  boostent à plus de 9%.

Sans qu’il y ait modification du comportement des entreprises cotées. On connaît un peu le mode d’évaluation boursière. On prend au numérateur les flux futur de dividendes et au dénominateur un taux supposé calculer un équivalent présent à ces flux futurs. C’est le taux d’actualisation. Ce taux étant largement influencé par le taux directeur de la Banque Centrale, le résultat se trouve mécaniquement majoré si le taux directeur est faible.

Et quid si le taux directeur tangente le Zéro Absolu ? Même les mathématiciens ne savent pas répondre à cette question.

Alors s’il faut demander en plus aux Banques Centrales de faire le travail des mathématiciens défaillants …

Dominique F. Pasquier