“Rien ne se perd…

… rien ne se crée, tout se transforme…”

Célèbre maxime extraite du Traité de la Chimie Élémentaire d’Antoine Lavoisier en 1789. Antoine Lavoisier aura – on l’a compris – été (aussi) chimiste. Il aura cette compétence en commun avec François (de Rome) – diplôme de technicien de la chimie en poche à seulement 21 ans – et Angela (de Berlin), auteure d’une thèse de physique chimie.

Dans son traité “Laudato Si”, François aurait pu reprendre à son compte la maxime de son camarade chimiste du XVIII ème en la complétant par “en de trop nombreux déchets”. Le déchet a fait l’objet d’un traité d’économie où l’offre (subie) se mesure à la demande de prévention et de recyclage. Ce traité n’émane ni du chimiste François (de Rome), ni d’Angela (de Berlin) mais d’un économiste (de Berlin quand même), le professeur Lutz Wicke. L’histoire ne dit pas s’il s’est servi des travaux statistiques de Lavoisier, d’ailleurs empruntés aux séries statistiques de Condorcet.

Il est vrai que Lavoisier faisait des statistiques pour nourrir non seulement sa réflexion de chimiste mais aussi son office de fermier général collecteur d’impôts. Le pont entre chimie et économie était déjà trouvé !

Bel enseignement pour François (de Rome) et Angela (de Berlin) !

Dominique F. Pasquier