Image des marques

Ou désinformation ?

L’image de marque est l’un des piliers du consumérisme. Les slogans “C’est Shell que j’aime” des années 60 ou plus près de nous les “C’est une allemande” ou “Parce que je le vaux bien” propulsent la marque dans un univers onirique pour mieux déclencher l’acte d’achat du produit ou du service. Le produit devient ainsi une composition intellectuelle – ou marketing – à l’image des compositions de langue française d’antan où l’introduction jouait le rôle de pivot pour accrocher l’attention du correcteur et lui donner l’envie d’aller plus loin jusqu’à mettre la note 14,75/20. Les jeunes oreilles des années 1960 1970 n’ont-elles pas assez entendu que “tout se jouait dans l’introduction” !

Les “éléments de langage” autour d’un produit – publicité, promotion, PLV-  servent la même cause, la note se transformant en pourcentage de part de marché. Le consommateur d’aujourd’hui prend la place du correcteur de Français. Il se prête plutôt bien à ce jeu de la séduction et achète souvent sur une représentation formatée de la marque. Est-il informé pour autant ? Si l’information doit porter sur la connaissance des composants du produit, sur la connaissance du lieu de fabrication, sur la connaissance du rejet de pollution qui en découle, la réponse est non. Qu’il ne se désespère pas ! La parade a été trouvée. C’est la “traçabilité” !

Tout est dit.

Dominique F. Pasquier

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