Schengen

Mot porteur de fantasmes !

Chômage, insécurité, terrorisme, écart des richesses, immigration, autant de tentations vers le repli sur soi. L’Europe est à la peine et le citoyen national ringardise le citoyen européen. On brandit volontiers le drapeau français pour mieux remiser le drapeau européen. Le mouvement s’amplifie avec le, maintentant très possible, Brexit. Les États du reste de l’Union se regardent en chiens de faïence, ne faisant que refléter – ce qui est grave – leurs opinions publiques.

C’est vrai qu’à renier les racines culturelles et spirituelles de l’Europe, les très bureaucratiques agents de Bruxelles et de Strasbourg n’ont pas fait avancer la cause des pères fondateurs.  Près de  60 ans après le Traité de Rome, l’espace de l’Union aura légué de trop nombreuses réglementations motorisées par de trop nombreux lobbys sans que les États de l’Union ne retirent un iota de leur trop nombreuses contraintes publiques.

Un beau rêve s’est envolé.

Dominique F. Pasquier