L’éthique revient au galop.
Cela pourrait être le slogan des 30 dernières années qui rythme la vie des entreprises. Un peu contaminée par l’esprit libertaire des post soixante-huitards montés en graine, l’entreprise occidentale joue sur les deux tableaux. L’intérêt du plus fort primant sur le droit du plus faible, la morale du plus fort ne constituant pas un argument très vendeur et les forts ayant quand même besoin des faibles s’ils veulent les faire travailler et consommer, il convenait de trouver la martingale pour sauver les apparences.
Les “hérauts” de la bienpensance ont, d’une certaine façon, joué ce rôle d’idiots utiles et livré les clés des contrefaçons de la bienpensance que sont la “déontologie”, la “conformité”, les “bonnes pratiques”. Là ou le “déontologue” passe, la morale souvent trépasse. La déontologie n’est jamais qu’un code de procédures permettant aux néfastes de passer entre les mailles du filet et d’obtenir un blanc seing sur leurs actes pourvu que les formes soient sauves. “Form over substance” disent les américains. Il n’ont malheureusement pas tort. Tout cela est peu réjouissant et invite à chercher ailleurs.
Du coté des patrons chrétiens ?
Dominique F. Pasquier