Faite pour ne pas être franchie.
Ce qui est vrai pour le Code de la Route l’est moins pour les finances publiques. Les “officiels” trouvent par exemple dans le déficit budgétaire 2015 matière à se réjouir. Ce déficit ferait beaucoup mieux que prévu en France avec seulement “moins 3,6% du Produit intérieur brut”, au lieu des “moins 3,8%” initialement annoncés. Rappelons que la “ligne jaune” du déficit budgétaire est 3% du PIB. Loin de faire amende honorable, le contrevenant se transforme en commentateur de son beau score de “0,2%” qu’il explique par les dizaines de milliards d’euros de recettes en plus (la chasse fiscale aurait été bonne…), et aux dizaines de milliards d’euros de dépenses sociales en moins. Il arriverait presque à faire oublier que 0,2% fois 2000 milliards d’euros – Produit intérieur brut de la France – ne font que 4 milliards !
L’équilibre budgétaire “Schaübelien” (Schaüble : ministre des finances de l’Allemagne), n’étant pas à la mode, on préfère recourir à des artifices lyriques pour cacher les problèmes structurels de la France, laquelle multiplie, d’année en année, les déficits budgétaires et sociaux. Il ne peut en être autrement dans un pays qui vit à crédit pour consommer ce qu’il ne veut plus produire, dans un pays où la balance commerciale serait encore plus négative si 30% de ses exportations ne provenaient pas de sociétés à capitaux non français ! Heureusement il nous reste …
Le tourisme !
Dominique F. Pasquier