Le travail se définit parfois comme valeur (économique) d’échange.
C’est un peu l’héritage du marxiste qui assimilait le travail à une aliénation et la rémunération du travail à une indemnisation jamais suffisante pour faire pardonner le lot de souffrances subies par le travailleur. Cette vision assez pessimiste des choses s’est malheureusement vérifiée des milliards de fois depuis la révolution industrielle du XIXè siècle.
La pensée sur le sujet a progressé mais moins vite que la deuxième révolution numérique du XXIè siècle. Cette révolution numérique qui se fait au profit du capital et sans création d’emplois de masse laisse sur le bas coté des millions de chômeurs pour qui le travail devient un objectif impossible à atteindre. Curieux paradoxe que celui du manque de travail vécu aujourd’hui comme une souffrance alors que le travail était vécu hier comme une souffrance. La fin du XXè siècle avait laissé espérer un virage plus heureux vers une économie des loisirs et du bien-être.
Virage mal négocié, à l’évidence.
Dominique F. Pasquier