Briser le Silence

ou Libérer la parole ?

Les deux aspirations ne se combinent pas spontanément. Pour briser le silence qui l’emmure, la victime pourra réclamer l’assurance de la privation au moins partielle de liberté de parole de son agresseur. Ne serait-ce que pour empêcher l’agresseur de surenchérir en plaquant sur sa faute le déni de celle-ci, le mensonge, voire l’intimidation. On imagine en même temps l’effet d’une telle privation de liberté de parole pour les agresseurs soupçonnés de l’être et qui ne le sont pas !

Dans le registre de l’épargne, les principes d’équité de l’information financière réclament le silence jusqu’à ce que l’information puisse être diffusée simultanément au plus grand nombre. Il en découle néanmoins un effet de surprise possible au lendemain de chiffres trimestriels en retrait sur ce que le silence de la veille avait permis de rêver. Là encore les petits épargnants dont on fait mine de se préoccuper sont les premiers à faire les frais des “contrepieds” boursiers. Autant briser le silence et libérer la parole même si elle est imparfaite.

Spéculons sur la “France d’en bas” et sur sa capacité à s’informer.

Dominique F. Pasquier