Image de la conjoncture aujourd’hui ?
Les commentaires des événements se font plus modérés frisant parfois la modestie. Les formules lapidaires d’hier laissent la place à des ambitions mieux dosées ou le “ça va mieux” supplante le “ça va bien“. Il faut reconnaître que l’arc en ciel de la bienpensance est loin d’avoir réenchanté la vie des citoyens. Le doute s’installe insidieusement. Les donneurs de leçons s’initient même à l’art de l’auto-repentance.
Cette évolution, si elle prend acte du respect dû aux “masses laborieuses“, est passablement anxiogène. Aucune solution miracle n’est en vue. Les “masses laborieuses” risquent bien de souffrir encore pour payer l’ardoise laissée par les élites politiques et entrepreneuriales dont la suffisance, l’irresponsabilité, l’impécuniosité et l’esprit de lucre pèseront longtemps. Mais la prise de conscience dans les rangs mêmes de ces élites de tant d’errements signale peut-être un sursaut.
Sursaut, donc rebond ?
Dominique F. Pasquier