Banque des banques ?

Ou banque des  bourses, la Banque centrale ?

On peut se poser la question,  si l’on observe les réactions des investisseurs boursiers confrontés à la moindre anticipation d’une décision de la Fed américaine ou de la BCE européenne. Les vieux schémas qui voudraient que les valeurs boursières s’alignent sur la valeur actuelle des flux de dividendes, avec le taux des emprunts d’Etat comme “taux d’actualisation”, volent en éclat. Le taux des emprunts d’Etat tangentant vers Zéro, les valeurs boursières devraient être faramineuses. Or elles ne le sont pas.

On se demande s’il n’y a pas comme un dérèglement des instruments de pilotage. Le rôle des Banques centrales est de surveiller la monnaie ou plutôt l’inflation laquelle est fonction du gonflement de la dette et des déficits. La dette, on en a. Les déficits, ils existent. L’inflation, elle n’existe pas (plus). On apprend en même temps que les Banques centrales rachètent les emprunts d’Etat directement (la Fed) ou indirectement (la BCE) ce qui a pour effet de rendre les taux de plus en plus faibles et donc pas très dissuasifs pour les Etats emprunteurs et insolvables.

D’où l’impression d’une surchauffe…

Dominique F. Pasquier