Quand le bâtiment va…

Tout va ! (?)

Cette vieille antienne d’économiste des années vintage risque bien de se pas vérifier aujourd’hui. Les vigies de l’immobilier se réjouissent du redémarrage du secteur. Elles ont peut-être tort. Le soi disant redémarrage est alimenté par des taux d’intérêts à des niveaux anormalement bas comme le veulent les banques centrales pour mieux digérer les tardifs mais persistants effets secondaires de la crise de 2008, crise des “subprime immobiliers” née d’une surchauffe de mauvaise dette pour de mauvais crédits immobiliers.

Le risque se précise désormais d’une nouvelle crise fille de la précédente. Les valeurs des biens immobiliers se gonflent du botox de la dette à si peu cher ! Inutile d’avoir fait HEC pour comprendre que de la dette au taux voisin de zéro engendrent des mensualités très faibles et compatibles avec le financement par emprunt de biens immobiliers très chers. Dangereuse illusion ! Si demain les taux remontent, les valeurs des biens immobiliers s’assagiront mécaniquement. Entretemps les audacieux acheteurs de 2016 se retrouveront avec des biens totalement dépréciés. Et ils demanderont des comptes aux “manitous” de la “finance toxique” dont ils se seront pourtant fait les complices plus ou moins conscients. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il leur restera quand même un avantage: les procédures de dépôt de plaintes sont en effet rodées…

Merci les subprimes !

Dominique F. Pasquier