Trêve

Trêve des confiseurs, trêve d’été, trêve…

Si la “trêve des confiseurs” est née (en 1875) d’un besoin d’apaisement des débats politiques, la trêve répond à un besoin dans d’autres domaines et surtout dans le domaine économique. La trêve en économie est un moment de pause prélude à un changement de paradigme. On met le logiciel à jour. On recueille le consensus avant un nouvel élan.

Le problème en économie est que le consensus est rarement obtenu autrement que par défaut. Par construction même, la valeur ajoutée s’obtient par croisement entre une demande plus ou moins bien anticipée et une offre plus ou moins bien ajustée. Les pauses économiques ressemblent plus à ces intermèdes de boxe où les combattants reprennent leur souffle sans aucune idée sur la suite des événements. Il y a une autre métaphore que l’on pourrait utiliser pour représenter la “pause économique” qui est celle de “l’œil du cyclone”.

Assez inquiétant…

Dominique F. Pasquier