C’est peut-être dans l’air du temps.
Contre les mammouths du capitalisme qui se nourrissent de fausses bonnes pratiques édictées par des élites complaisantes qui leur permettent d’engraisser leurs monopoles au détriment du consommateur, il y a peut être pour la base matière à réagir.
Le mouvement n’est d’ailleurs pas nouveau. Les coopératives sont nées du croisement du fouriérisme et du catholicisme pour échapper à la fatalité sociale de la révolution industrielle. La finance a même fait appel au monde coopératif pour bâtir des mutuelles bancaires et d’assurance aujourd’hui plus que centenaires. Mais c’est sans doute par le monde agricole que reviendra en force l’esprit coopératif. Le travailleur agricole est à la fois propriétaire de ses moyens de production qu’il doit acheter et financer et propriétaire de sa récolte qu’il doit vendre. D’où les grandes coopératives supposées défendre ses intérêts d’acheteur et de vendeur. L’idéal serait que les coopératives agricoles puissent s’adresser à des coopératives ouvrières qui produiraient le matériel et à des coopératives de consommateurs qui écouleraient de façon éthique les produits de la récolte. Les coopératives ouvrières et les coopératives de consommateurs ayant déjà fait leur preuve, on peut espérer le retour à …
Une économie coopérative.
Dominique F. Pasquier