Il en restera toujours quelque chose…
On aime les modèles. On aime citer des entreprises modèles. Mais il y a un pas entre entreprise modèle et modèle d’entreprise. Il faut se méfier des entreprises modèles que l’on veut imiter. L’entreprise modèle est souvent devenue unique dans sa spécialité souvent après avoir éliminé les candidats malheureux au pastiche.
Cela n’exclue pas de chercher à modéliser les comportements d’entreprise. Le but recherché est de représenter aux parties prenantes dans une entreprise ce qu’il peuvent en attendre. Le salarié cherchera à se rassurer sur la pérennité de son emploi. Le prêteur cherchera à se rassurer sur la qualité de son sommeil jusqu’à la date convenue de remboursement de son prêt. L’actionnaire cherchera à se rassurer sur ses dividendes et sur sa plus-value future. Le dirigeant cherchera à rassurer tout le monde tout en se rassurant lui même.
Exercice acrobatique qui réclame l’aide d’un modèle de prévision financière de l’entreprise. La modélisation est peu développée en France, beaucoup plus dans les pays anglo saxons (voir Forums de modélisation financière). Le modèle reste un réceptacle d’accueil des données du passé de l’entreprise et de ses prévisions. Le réceptacle est passif mais utile car un nombre limité d’hypothèses suffit pour que les données prévisionnelles aillent dans le sens désiré ou non.
Autrement dit “garbage in, garbage out”.
Dominique F. Pasquier