Moins, c’est mieux ?

Qui n’a pas au moins une fois dans sa vie énoncé cette formule totalement banale ?

Nos (ré)élus pourraient en faire aussi leur tasse de thé quand ils s’engagent à améliorer les services en réduisant les dépenses… au point que l’on peut se demander pourquoi ils n’ont pas pensé le faire avant.

Mais quittons les sables mouvants de la politique et demandons par exemple aux banques de balayer devant leur porte.

Il existe un ratio bancaire exprimant la performance économique

Ce ratio s’appelle le coefficient d’exploitation.

Le coefficient d’exploitation rapporte les charges d’exploitation au produit net bancaire, le produit net bancaire résultant de la marge nette d’intérêt augmentée des commissions perçues nettes des commissions rétrocédées.

Quand le coefficient d’exploitation d’une banque passe au dessous de 60%, la bataille de la rentabilité est supposée gagnée pour elle.

N’est-ce pas crier victoire trop vite ?

Si on lui dit que 60% de la marge de refinancement du crédit consenti par sa banque se sont envolés en frais généraux de cette banque, le client en éprouvera-t-il du plaisir ?

Et ce qui est vrai pour la banque n’est-il pas vrai aussi pour une myriade d’autres services où, aux noms de la conformité, de la qualité, de la certification, des normes, les usagers se retrouvent taxés et surtaxés d’impôts qui n’en sont même pas ?

Le monde moderne est décidément imparfait…

Dominique F. Pasquier