L’Euro ! L’Euro !

Faut-il célébrer l’Euro ?

La réponse est oui.

Les pourfendeurs de l’ Euro y verront sans doute une machination destinée à broyer un peu plus les énergies des “petits”?

Les faits leur donnent malheureusement un peu raison. Les pays qui se sont mis à l’écart de l’Euro s’en sortent d’ailleurs plutôt mieux que la France, à commencer par le Royaume Uni et la Suède : progression du PIB pour le premier, réduction drastique de la dette publique pour le second.

Et pourtant, le Royaume Uni se bat contre le mouvement indépendantiste d’Écosse et la Suède vient de subir un changement de majorité suite au mécontentement engendré par les inégalités sociales…

C’est bien la raison pour laquelle l’Europe de l’Euro a encore sa carte à jouer : moins de technocratie, moins d’idéologie “libéralo-administrative”, plus de générosité.

Et comme une monnaie vertueuse sert aussi à mener une politique généreuse, mieux vaut pour les économistes, les politiques et les technocrates de tout bord de laisser “l’Euro tranquille” et de travailler enfin à l’harmonie des forces vives.

Au besoin recommandons leur la prière de St François d’Assise et dont … Margaret Thatcher avait fait sa devise lors de son arrivée à Downing Street : “Là où il y a de la discorde, apportons l’harmonie. Là où est l’erreur, apportons la vérité. Là où il y a le doute, apportons la foi. Là où il y a du désespoir, apportons l’espérance […]”.

En priant ainsi comme (et avec) la Dame de Fer, les acteurs de la zone Euro y (re?) trouveraient la joie de célébrer l’action qui vaut toujours mieux que de passer son temps à plonger le citoyen dans le marigot du pessimisme…

Dominique F. Pasquier