ou entrave à l’information ?
Les circonstances motivent la prévention du risque. Mais, derrière le paravent de la protection des intérêts, l’intrusion des sources autorisées de l’information s’accentue. Elle grignote même les sphères de la finance.
L’information financière étant devenue si bien gérée pour être protégée contre la curiosité du grand public, les initiatives des lanceurs d’alerte donnent une bouffée, bienvenue, d’oxygène. Mais cet oxygène est un peu pollué par les “pros” de la sinistrose dont le métier consiste à amplifier un signal négatif au seul motif que ce signal l’est déjà, ce qui n’apporte pas beaucoup de valeur à moins d’être aussi un “pro” de la volatilité.
La solution passe sans doute par des prises de position des entreprises en faveur d’un circuit court de communication financière qu’elles passeraient, telle quelle, au public en même temps qu’aux intermédiaires, analystes, experts, financiers, comptables, experts en bourse. Toute l’information, rien que l’information…
Bel avenir pour le “crowd messaging” ?
Dominique F. Pasquier