Je pense donc je suis.
Cette citation de Descartes commencerait à sonner “creux” sans les précieux apports de la réflexion économique. La très cartésienne théorie économique n’imagine pas “l’Etat du Monde” autrement que comme la résultante d’équations d’équilibre entre offre et demande de biens et de services émanant “d’agents rationnels”. Sans “rationalité, pas d’équation, pas d’économie et donc pas de vie tout court.
Cet état du monde ainsi “réenchanté” par l’intelligence des économistes connait néanmoins de nombreux “couacs” de cohabitation avec des “agents pas du tout rationnels” qui font dévier les trajectoires toutes tracées par les anticipations d’un paradis terrestre pour demain. Comment comprendre que des citoyens fassent preuve d’irrationalité au point de se détourner de l’impôt ? S’ils étaient rationnels il devraient savoir que cet impôt d’aujourd’hui va servir le bien commun de demain et donc le leur aussi. On diagnostiquerait volontiers un déficit d’intelligence si les élites n’avaient pas aussi leur part du détournement fiscal. Il faut sans doute demander à Descartes de changer son paradigme en …
Je paye mon impôt, donc je suis.
Dominique F. Pasquier