Première revendication d’Adam (d’Adam N°1, celui de la Bible).
Pas forcément celle d’Adam N°2 – Adam Smith – lequel s’était fait le chantre du libéralisme économique et l’auteur de la “Richesse des nations“. L’autarcie ne manque pourtant pas de séduction en cette période si troublée par des maux venant de l’extérieur. Les griefs sont connus. Les puissants lobbys de l’agroalimentaire nourrissent de plus en plus mal. Les puissants lobbys de la santé soignent à des prix devenus hors de prix. Les lobbys de la défense monnayent l’insécurité au prix fort.
Pourtant insondable en bien d’autres occasions, la pensée économique libérale semble, à son tour, désemparée face à une telle déferlante des lobbys accapareurs. L’alternative de la pensée économique marxiste ayant perdu beaucoup de sa légitimité, il ne reste plus que cette bonne vieille autarcie d’Adam N°1. Moyennant une cure d’austérité que l’on imagine sévère, le citoyen se retrouverait seul avec son jardin à cultiver. La France métropolitaine mesurant 550 000 km2, soit 55 millions d’hectares, on pourrait ainsi attribuer à chaque français un hectare à cultiver pour vivre, ce qui lui fait quand même un assez grand jardin. Cela s’était déjà pratiqué en 1862 aux États Unis où le Homestead Act avait concédé des carrés de terres agricoles aux familles de colons. Petit problème : Le Homestead Act avait volé les Amérindiens de ces carrés de terre agricole qui leur appartenait déjà. De même, les terres agricoles françaises sont déjà des propriétés privées. Il ne reste vraiment plus qu’une solution.
S’initier à la cohabitation citoyenne.
Dominique F. Pasquier