La richesse d’une nation dépend des services payants.
L’économie des services fait l’essentiel de la richesse de pays développés comme la France. On préfère ne pas imaginer l’impact sur les comptes de la nation des services payants s’ils se mettaient à devenir gratuits ! Les statistiques sont de ce point de vue un peu trompeuses. La maman ou le papa qui s’occupent de la vie matérielle de leurs enfants ne produisent pas de valeur économique. S’ils choisissent de sous traiter ces tâches à une crèche ou à un(e) auxiliaire de vie, ils permettent un accroissement du produit intérieur brut.
La gratuité ne fait plus recette sauf quand elle est l’apanage des mécènes dont on peut d’ailleurs se demander si l’esprit de générosité n’est pas proportionné à la notoriété et à l’image qui vont conditionner leur richesse pour demain. Contrairement à ce qui a pu se dire, le bruit fait parfois du bien à celui qui le provoque même si le bien est censé ne pas faire de bruit. Il est temps que les économistes se penchent sérieusement sur la raison d’être du service gratuit et discret. Ils pourraient par exemple puiser leur inspiration dans les Écritures.
L’évangile de Jésus Christ aime la gratuité si elle est discrète.
Dominique F. Pasquier
Je crois que je saisi l’idée. Dans ce monde de la gratuité il y a aussi le modèle de l’Open source qui combine tous les effets que tu cites: une partie des développeurs sont bénévoles et font leur travail ‘pro bono’ (bien!) et une autre partie sont des salariés qui travaillent pour de l’argent (pas bien?) La société ne fait pas payer son produit en lui-même mais uniquement le support c’est à dire la hotline et les formations. C’est un modèle qui marche et qui semblerait concilier le meilleur de deux mondes! Semblerait car dans toutes les belles histoires il faut des méchants et économistes et juristes ont décidés d’endosser ce rôle comme le montrent les déboires en chaînes qui resultent de l’opposition de oracle (anciennement Sun) et Google dans l’utilisation que Google fait dans android d’une partie du code java développé par oracle. À l’époque en 2008 le ceo d’Oracle avait applaudi (il existe une vidéo) le choix de Google d’utiliser leur produit java pour Android. Mais ça c’était avant, quand Android ne dégageait pas 3 milliards de bénéfices par ans.