2 fois plus …

… Ou 2 fois pire ?

C’est bien la question qui revient sur l’état de la dette dans le monde. On pensait les banques admonestées, les agences de notation discréditées, les ménages assagis depuis la crise du subprime. Bilan de l’opération : 100 000 milliards de dollars en 2007 lors de l’irruption de la crise ; 200 000 milliards de dollars aujourd’hui. Ces statistiques de la BRI n’alarment pourtant guère les chinois qui ont quadruplé leur endettement ni les ménages de certains pays qui n’ont rien trouvé de mieux que de s’endetter sur 100 ans avec le soutien des prêteurs.

La sortie de crise n’est donc pas pour demain car elle ne se fera qu’une fois la nouvelle bulle éclatée. Pour se débarrasser de la dette il faudrait de la croissance. Il n’y en a pas assez. L’alternative pour s’en débarasser est de fabriquer de l’inflation. Difficile à fabriquer en période de taux d’intérêt structurellement bas et en avec des prix qui ne décollent pas. Peut-être l’alternative de l’alternative est de décider que s’il y a trop de dette il y a aussi trop de prêteurs et que pour réduire leur ardeur à prêter on pourrait produire une loi qui promulguerait la réduction de moitié des remboursements de toutes les créances de la planète et qui promulguerait l’exemption de remboursement des créances de plus de 5 ans de durée de vie résiduelle.

Attention quand même aux possibles “dommages collatéraux”…

Dominique F. Pasquier