Compta Privée ou Compta Publique ?

Ou une de trop ?

On se demande en effet pourquoi les mouvements d’écritures des comptes des administrations d’Etat et de collectivités locales passent par des méthodes d’enregistrement qui leurs sont dédiées. Comme si l’argent transitant par le secteur public n’avait pas la même consistance que l’argent du privé. Même si les “sections de fonctionnement” et les “sections d’investissement” font les délices des têtes d’œuf de l’ENA est-ce une raison pour poursuivre ainsi ?

On ferait déjà mieux de s’interroger sur l’utilité de la comptabilité ou en tout cas sur sa finalité. Les autorités comptables ne manqueront pas de mettre en avant les principes de transparence et d’image fidèle, ce en quoi ce sont des gros menteurs. Les principes de valorisation utilisés dans la production des états financiers sont subjectifs et l’intérêt du partenaire financier d’entreprises se cristallise d’abord sur les flux d’argent qu’elle est capable d’engranger du fait de son activité, pas sur ses stocks de matériels et de marchandises lesquels n’ont de valeur qu’à la condition de ne pas avoir à être liquidés en vente forcée. Ce n’est pas une raison suffisante pour confier (tout) son argent à la seule agilité des financiers.

Que l’on se souvienne des subprimes …
Dominique F. Pasquier